MADAFAKA

01 janvier 2015

MADAFAKA.fr

Sans titre 1

 

Chers lecteurs, bonjour. 

J'ai le plaisir de vous annoncer que votre blog favori s'est offert un joli Site Web !  ! Vous pouvez désormais retrouver toutes les nouvelles critiques sur le site : www.madafaka.fr 

Pourquoi un site ? 

Pour avoir une plus grande liberté de mise en page et de design. Un site internet est, à mes yeux, plus "propre" et "agréable" pour les lecteurs. Cela permet aussi d'avoir un nom de domaine en .fr, ce qui est quand même bien sympa. 

Le blog va t-il disparaître ? 

Il manquerait plus que ça. Je vous laisse le choix de votre média préféré. Le blog sera toujours mis-à-jour et je répondrai toujours aux commentaires avec plaisir. Bref, je laisse pas le blog en plan, je vous donne juste une alternative plus agréable et complète.

Il y a quoi de plus ton site internet ?

Hormis le design, il possède une chronique mensuelle en plus. Top Of The Mois revient sur les actualités musicales du mois passé. Si vous n'avez pas envie de lire tous les articles du blog, vous pouvez avoir un recap de ce que j'ai aimé (ou pas) dans cette chronique. 

Si vous n'êtes pas convaincu, tant pis. Sachez que le site existe et qu'il est plus joli !

Sur ce je vous laisse avec des gros bécots !

Valentin. 

PS: ah oui j'allais oublier : www.madafaka.fr 

 

 

 

 

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Top 2014

Bienvenue en 2015 ! Joie, allégresse et excitation d’une nouvelle année vous emballent certainement mais, comment être prêt à affronter la pléthore d’albums à écouter en 2015 sans faire un tour en 2014. Vu que je suis un mec sympa, je vous ai mâché tout le boulot en vous proposant la traditionnelle playlist de l’année. Bonne année ! Éclatez vous et écoutez des disques ! 

Découvre mes sélections d'albums ainsi qu'un vidéo trop cool sur l'année 2014 ici : http://madafaka.fr/2014-top-year/

14 décembre 2014

PAN - Time Machine

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Salut auditeurs de musique de goût. Aujourd'hui on revient faire un tour du côté des quatre rennais de PAN. Après Psycho Dandy et avec l'aide du label Désobéissance Records, le groupe sort son deuxième Ep: Time Machine. Pour rappel, PAN c'est un rock 60's grésillant rempli de fuzz et de rythmes tribals (promis je vais essayer de ne pas caser le terme "garage" dans cette review). Si vous souhaitez découvrir un peu plus l'univers musical du groupe restez jusqu'à la fin de l'article. Une sympathique interview vous y attend. 

Back To The 60's

PAN ne change pas la recette mais, ajoute de supers titres à son catalogue. On est particulièrement friand de "Time Machine" et de ses effets sonores psychédéliques. La machine à remonter le temps semble même passer par les belles années de la musique surf avec "One Day". Ce titre offre également un bon moment rock & roll. On note également que le groupe a changé le traitement de ses voix. Plus diffuses et saturées, elles participent au voyage temporel proposé par PAN. "Freaks" amène le groupe vers un aspect plus tribal et sauvage de leur musique. 

Vous aurez compris que Time Machine est une bonne pioche. Le groupe fait très bien le taf et la promesse rétro est tenue. Les mecs sont là pour envoyer du rock, sans prétention mais, rempli de passion. 

La Note: 

4


L'interview "Vos Trois Morceaux...": 

Hello bonjour bongiorno, ici Pierre et Nathan des PAN et voici nos réponses pour Madafaka !

Vos trois morceaux Favoris ?

Ouh là c'est dur ça ! Ceux du moment pour moi en tout cas 

P : "I don't love you no more" Jimmy Norman, écoutez moi cette intro !

P : "Nero (Has a lot to think about)" White fence, sacré génie ce Tim Presley

P : "Nico" Mr elevator & the brain hotel, aaah cet orgue...


Vos trois morceaux pour se réveiller le matin ? 

 

N : "Sex Beat" The Gun Club, un classique, pas besoin de café

N : "Wild Thing" The Troggs, pour rester à poil ou en peignoir à glander ou gratouiller (la guitara)

P : The Packers "Hole in the wall", de la soul mid-tempo pour se mettre en marche.

 

Vos trois morceaux pour vomir ?

 

N : "Whenever, wherever" Shakira

N : "Una Altra Te", Eros Ramazzotti, un sacré slow pour vomir sur ta partenaire

P :  "Never Forget" Philippe Lalanne, faites attention ça pique les yeux

 

Vos trois morceaux Garage ? 

 

Trois? un peu dur, hein...

N : "I Can Only Give You Everything"  Van Morrison & Them, très bonne version de ce classique garage, celle des Troggs est bien nasty aussi, même plus garage en terme de son...

N : "Let's Talk About Girls" Chocolate Watchband, allez rien que pour le titre aussi

N : "The Dream" Thee Oh Sees, garage mais un côté post punk - post rock à la Can en plus, intéressant!

 

Vos trois morceaux pour draguer comme un looser ? 

N : "What's Your Name, What's Your Number" Cypress Hill, un coté gansta face à la gente féminine...pas si looser que ça

N"Billie Jean" M. Jackson, "Elle a dit que j'étais celui qui dansera sur la piste, dans le cercle" et puis le Moonwalk ça impressionne toujours (eh oui on peut faire du rock et connaitre quelques tricks de notre bon vieux Mickael)

P : "A whiter shade of pale" Procol Harum, bah oui on change pas ses classiques.

 

Vos trois morceaux surf ?

 

P : "My sin is my pride" The astronauts, un petit morceau à la cool

P : "Double shot of my baby's love" The swingin medallions, plus frat que surf (a écouter en cas de gueule de bois)

P: "That's not me" The beach boys, comment parler de surf music sans parler des Beach Boys...

La Playlist de PAN :

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30 novembre 2014

The Scrap Dealers - The Scrap Dealers

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Guitaristes, ne cherchez plus vos pédales de saturations. C'est certainement un membre des Scrap Dealers, qui s'est incrusté chez vous pendant votre sommeil, qui vous l'a piqué. Bon du coup pour la récupérer va falloir remonter jusqu'à Liège, chez nos voisins belges. Ou sinon, vous êtes un mec sympa et vous leur laissez votre matos pour qu'ils puissent envoyer du gros son. Je vous conseille la deuxième option. Entre psychédélisme et shoegaze, les cinq petits gars de chez Scrap Dealers ont bien l'intention de se défouler et ils le prouvent avec panache sur ce deuxième Ep. 

"TOTAL CHAOS"

"Total Chaos". C'est comme ça que le groupe définit sa musique. Bon, on a entendu bien plus chaotique mais, l'esprit est là. On est d'ailleurs vite mis dans le torrent sonore du groupe avec "No Sense In Your Eyes". Une ouverture efficace et puissante comme on les aime. "I Am So Proud" a quant à lui un petit goût de Ty Segal. On est clairement dans le mélange psychédélique et garage que le groupe nous a promis. Le break du milieu de morceau est d'ailleurs bien mené par les Scrap Dealers. Ça donne de l'air au morceau, ce qui nous permet de repartir de plus belle dans de bourdonnantes et dissonantes aventures. Si vous aimez les pédales fuzz, "Stepbrother" va vous envoyer au septième ciel (tout comme la fin de "If I Were Your Only Son").

Si si, c'est une photo de Liège sur la pochette. (enfin je crois)

Le groupe est vraiment déchaîné ! L'intensité du chant est d'ailleurs remaquable. Ca s'arrache allégrement les cordes vocales. Ça crie sa frustration aux oreilles de ceux qui veulent bien l'entendre. Ça en devient limite beau. Il est vrai que le groupe sait y faire dans la déflagration sonore. Mention spéciale pour la basse qui est quasiment saturée du début à la fin. Ça en dit long sur le marasme auditif créé par les Scrap Dealers.  

Cet Ep est vraiment prometteur. Le groupe sait faire le job. "Du gros son ? Du psychédélisme et de la sincérité ? Ouais, on va faire ça !", c'est certainement ce que s'est dit cette bande de potes avant de démarrer l'aventure. Malgré un ou deux morceaux un peu creux (pas de langue de bois), le groupe se fait plaisir et c'est communicatif !

 La Note:

4

26 novembre 2014

Deer Belling Café - Deer Belling Café

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Math-Rock ! Derrière ce terme barbare se cache un style musical peu représenté dans notre bon vieux pays. Heureusement, les Manceaux de Deer Belling Café sont là pour pérenniser le genre. Au fait, c'est quoi le math-rock ? Pour faire simple, c'est une sorte d'indie-rock aux rythmes et mélodies plus ou moins alambiqués. Attendez vous donc à une foison d'enchaînements ainsi qu'à des structures complexes. Pour la petite info, le style fait fureur au Japon. En France, le math-rock tient dans ses rangs Chevreuil et Papier Tigre, deux groupes assez bruyants ! Deer Belling Café est une tout autre affaire. Leur musique est moins agressive et plus sensible que ce que l'on trouve dans l'héxagone. 

La musique du Bac S

Ici, les musiciens maîtrisent parfaitement leurs instruments. Du tapping à la batterie, rien est à redire. Pour un premier Ep ça envoi sec. On est même surpris d'entendre une clarinette venir aérer les morceaux, qui vient sublimer "African Cuenco Violence", aussi violent que serein. L'essence même du groupe semble d'ailleurs se trouver dans ce morceau. Deer Belling Café alterne les phases clean et les phases saturées. On retrouve cette fougue sur "...Back" et "Les Méduses Volantes". Les distortions du groupe sont même assez rétro. On a presque l'impression de se retrouver en 1991 et d'écouter le Badmotorfinger de Soundgarden (la noirceur en moins). Bref, le groupe touche à tout. "The Empire..." est encore une belle preuve du large spectre musical de Deer Belling Café. Plus progressif, ce titre est très beau. En plus la fin est vraiment super classe.

Deer Belling Café est un bon point d'entrée dans la musique math-rock tant le groupe est multi-tâche. Même si certains passages sont assez heavy, le groupe reste assez calme. L'équilibre parfait n'a peut-être pas encore été trouvé mais, ça viendra. Avec ce premier Ep, Deer Belling Café fait une belle promesse sur l'avenir qui, on l'espère, sera radieux pour eux. 

La Note:

4

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23 novembre 2014

Mr.Oizo - The Church

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Brainfeeder (le label de Flying Lotus) est décidément très actif en cette fin d'année. Après You're Dead de FlyLo et Golden Skies de Mono/Poly, c'est au tour de Mr.Oizo de sortir un disque. Y-a-t'il encore un intêret à critiquer la musique de Quentin Dupieux ? Que ça soit au travers de ses films ou de ses expériences musicales, l'artiste a établi un univers bien ancré. Folie, humour et dancefloor sont encore et toujours au rendez-vous. Pourtant, le papa de la french touch tente de se renouveller en signant chez Brainfeeder. Habitué, voire pensionnaire, du label Ed Banger, Mr.Oizo n'hésite pas à leur faire une petite infidélité en signant The Church chez son pote FlyLo. Son arrivé dans le temple du jazz et du hip-hop moderne a-t-elle changé grand chose à sa musique ? Pas sûr...

Quentin Dupieux qui fait du Mr.Oizo

Rien de neuf sous le soleil, Quentin Dupieux garde la même ligne directrice que d'habitude. Du fun, du what the fuck, de l'humour noir et des gros kicks. The Church s'ouvre sur "Bear Biscuit", un morceau comme l'Oizo à l'habitude d'en faire. Le truc étrange c'est que ça sonne vachement Ed Banger. Du sample épileptique et du kick puissant à l'ancienne. Pas de nouvelle recette pour l'ami Dupieux. Malgré tout, les morceaux sont vraiment sympas. "Destop" est étrangement calme et mélodique tandis que "Mass Doom" possède des sons bien drôles et rétros. En parlant d'humour, "The Church" excelle dans le genre. On sait que Mr.Oizo est habitué aux phrases chocs ("vous êtes des animaux"- Positif). Dans "The Church", nous avons le droit à un petit monologue d'introduction bien drolatique, que je vous laisse le plaisir de découvrir. 

On ne change pas une équipe qui gagne

Même si ce n'est pas très original, la musique reste efficace. Mais alors, elle est où la patte Brainfeeder là dedans ? Je serais tenté de dire qu'elle se trouve dans le morceau "iSoap" (après l'iPhone le iSavon). Outre l'ironie du titre, "iSoap" groove un max. Cette fois-ci, Mr.Oizo sample de l'organique. Guitares funky et boucles de trompettes (enfin je crois) ultra-rapides. C'est ça le jazz selon Dupieux ? Peut être. En tout cas, le morceau est top ! Ça sera d'ailleurs le seul de ce type. 

Pas de prise de risque pour Mr.Oizo. On garde la même formule. On balance le son et on s'éclate. The Church est un album simple, efficace et puissant. Un vrai petit moment de plaisir (moins de d'une demi-heure quand même). Un album de Mr.Oizo c'est comme une petite gourmandise, c'est la petite surprise qui fait toujours plaisir. 

La Note: 

4 

20 novembre 2014

Tv On The Radio - Seeds

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Enfin, le tant attendu Seeds de Tv On The Radio est arrivé. Annoncé à la fin de l'été 2014, ce sixième album s'annoncait de très bonne facture. Avec "Happy Idiot" et "Careful You" en guise de singles, rien ne laissait présager de la catastrophe qui allait arriver. Bon apparemment, la presse est unanime sur ce disque. Je suis sûr qu'ils l'encensent parce qu'il a une belle pochette car le contenu n'est pas grandiose.

Lutti On The Radio

Qu'on se mette d'accord tout suite ! Je suis un gros fan de Tv On The Radio. Ce groupe a sorti des disques marquants et je ne parle pas de leurs lives magnifiques. Je n'ai pourtant pas compris où ils voulaient en venir avec cet album. Le groupe a clairement changé de style. Tv On The Radio s'oriente désormais vers une musique plus pop et acidulée. À la limite pourquoi pas. C'est toujours une bonne chose de se renouveler. Encore faut-il avoir des idées... "Right Now" est d'une tristesse sans nom. Les violons synthétiques sont vraiment pas terribles et le morceau ne mène nul part. Même constat pour "Test Pilot" et "Love Stained". On se demande où est partie l'âme du groupe. Même quand les mecs s'énervent un peu ("Winter","Lazerray") ça ne donne pas grand chose. Pour être honnête, ces deux morceaux ne sont pas exécrables mais, connaissant le savoir-faire du groupe on ne peut qu'avoir un goût amer au fond de la bouche. 

C'est pas non plus une bouse

Seeds n'est pas un bon album de Tv On The Radio. Comparé à d'autres albums il reste sympa à écouter (une pensée émue pour Beck et Lana Del Rey). Mais merde, ça devrait pas juste "être sympa", ça devrait être l'album de l'année. Bon, passons outre mon évidente déception et parlons des points positifs. Le groupe nous donne énormément d'espoir avec "Quartz", le titre d'ouverture. Il est vraiment super, on retrouve les boucles vocales et le chant passionné de Tunde Adebimpe. "Careful You" est également très sympa et entraînant. Adebimpe se paye même le délire de chanter quelques phrases en français (même si c'est un peu ridicule). "Happy Idiot" est quant à lui un très bon single. 

Vous avez pu lire aux travers de ses lignes toute ma déception. La claque escomptée n'est pas aux rendez vous. La pré-commande de l'album est annulée. Nous n'avons plus que nos yeux pour pleurer...  

La Note:

3

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18 novembre 2014

Extreme Precautions - I

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Surprise ! Paul Régimbeau alias Mondkopf fait sa mue et devient en l'espace d'un disque Extreme Precautions. Après le superbe Hadès sorti, plus tôt dans l'année, Paul change de blase pour délivrer une musique plus dure et plus sèche. Hybride entre le métal, la techno et l'indus, ce premier opus à de quoi décontenancer les auditeurs les plus ardus. Pourtant, Extreme Precautions est une pièce de maître. Dans le monde d'Extreme Precaution, pas de nom de morceau, pas de nom d'album (si ce n'est I). Onze pistes toutes aussi folles les unes que les autres s'enchaînent à une cadence démentielle voire démoniaque. 

/!\ Dangerous Room /!\

Autant vous dire que ce premier album ne fait pas dans la dentelle. Non pas qu'il soit dépourvu de détails, il est d'une brutalité jouissive et pécheresse. Vu que les morceaux n'ont pas de titre je ne vais pas pouvoir vous en citer mais, une grande partie d'entre eux balancent un max. Quand je dis un max, c'est vraiment un MAX ! Le volume sonore est totalement disproportionné. Les kicks filent à un rythme totalement décadent, laissant le peu de place qu'il reste pour les basses cradingues. Malgré ce marasme sonore, ce premier opus à quelque chose de réconfortant, d'intimiste. Pas besoin de faire du folk pour livrer ses émotions. On pénètre en moins de deux dans l'inconscient de son créateur. Sa musique est livrée sans concession. "Take it or leave it" comme dirait Mya Frye entre deux pas de danse dégueulasses. 

La poésie dans une marre de sang

L'esprit de Paul Régimbeau n'est pas uniquement centré sur la violence sonore. L'ouverture de l'album est vraiment sublime. Tous les sons sont saturés au max. Pourtant, on irait presque verser une petite larme tant ce morceau témoigne avec sensibilité d'une génération mise de côté et hachée menu par une société totalement déviante. L'ami Tellier parlerait sans doute de "l'amour et la violence". L'attirance et le dégoût, la passion et l'ennui. Vous passerez sans certainement par tous ces sentiments à l'écoute de l'album. 

Paul Régimbeau ose ! Il ose traiter le son d'une manière inattendue, hors des modèles pré-établis. Il ose se livrer à coeur perdu dans un disque charnel et passionné. Il ose se faire plaisir et par procuration nous faire plaisir. Un album aussi beau que brutal. Aussi poétique que violent. Aussi désordonné que magnifique. 

La Note: 

5

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16 novembre 2014

Cristian Vogel - Polyphonic Beings

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"Après Franckfort, Berlin, Brighton, Londres, Sussex et Barcelone où va t-il poser ses valises pour son prochain album ?". Il aura fallu sept mois à Cristian Vogel pour nous répondre et c'est à Berlin que le prince du dub est retourné pour accoucher de son seizième album : Polyphonic Beings. L'anglo-chilien est toujours aussi discret. Pas de grosse promo autour de son disque (n'est-ce pas Mr.Richard D. James ?), juste un petit lien soundcloud sur sa page facebook. Une simplicité qui est toujours bonne à prendre dans cette boucherie qu'est la sur-communication. On est d'autant plus curieux car Cristian Vogel nous avait laissé pantois avec l'inssaisisable Eselsbrücke. Dans une veine plus ambiante et bruitiste, cet album avait de quoi mettre mal à l'aise notre écoute de singe savant. Mais alors, jusqu'où va t-il avec Polyphonic Beings ?

The Inertials v2.0

Cristian Vogel est clairement retourné vers le dubstep à l'anglaise. Il avait déjà rendu une très belle copie avec The Inertials en 2012. Autant vous dire que Polyphonic Beings pousse encore un peu plus loin le délire. Vogel va même jusqu'à réutiliser des sons entendus sur The Inertials. "McCaw's Ghost" est un peu la version dark et épurée de "Enter The Dub". Polyphonic Beings reste pourtant plus aéré que The Inertials. Les sessions rythmiques sont plus sèches et les synthés moins acides. Les effets sonores et la reverb sont maniés avec classe et intelligence. Point trop n'en faut, juste ce qu'il faut pour créer une ambiance de fin de soirée dans un club crasseux. Polyphonic Beings est une drôle de digestion entre The Inertials et Eselsbrücke. Même si les caractéristiques de The Inertials sont plus évidentes, on ressent assez bien le poids des travaux ambiants du musicien. "Society Of Hands 1" en est un magnifique exemple. 

Dub me deep

Depuis le début, je parle que de The Inertials ainsi que du reste des influences de ce disque. Il serait donc temps de dire ce que ce nouvel album apporte à la discographie de Cristian Vogel. La majeure partie de l'album est étonnamment énervée. "How Many Grapes Went Into That Wine" est particulièrement transcendant. Le rythme tribal et les d'effets sonores vocaux totalement décadents ont de quoi vous faire perdre la tête. Et ce n'est que le début de la tourmente. Le sentiment d'urgence dégagé par "Lost In The Chase" ne devrait pas vous laisser de marbre. Tout comme les aspects clubbing pour malades mentaux de "Forest Gifts".

Cristian Vogel délivre tout son savoir faire dans ce disque. L'aspect brut et ultra-rythmé du disque nous oriente vers un pan plus dur de sa musique. Certainement l'héritage de ses années techno. En tout cas, Polyphonic Beings fait énormément de bien. C'est pas évident à l'écoute (soyons honnête tout de même), mais avec un peu d'effort et de passion vous arriverez à déguster les saveurs multiples de Polyphonic Beings

La Note:

4

14 novembre 2014

Foo Fighters - Sonic Highways

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Revoilà les Foo Fighters sur le devant de la scène. Mené d'une main de fer par Dave Grohl, le groupe se fait un petit plaisir avec Sonic Highways. Cet album est en effet assez particulier. Chaque titre a été enregistré dans une ville différente des Etats-Unis. Nashvile, Chicago, Los Angeles, Seattle (of course) vont tous y passer. Sonic Highways a donc l'intention de retracer l'histoire de la musique américaine à travers ses huit morceaux. Dave Grohl réalise même une série diffusée sur HBO, sobrement intitulée Sonic Highways, autour de l'enregistrement de l'album. Le tout en rendant hommage aux artistes américains. Fort de son succès avec Sound City (son premier documentaire), Dave Grohl continue de raconter l'histoire de la musique de nos amis ricains avec passion et précision. Tous les morceaux de l'album se voient gratifiés d'un guest de renom. Rick Nielsen, les Bad Brains, Gary Clark Jr... Les noms sont moins impressionnants que ceux présents sur la B.O de Sound City mais, ils ont tout de même une belle notoriété. (surtout aux US)

Un drôle d'album

Après plusieurs écoutes, je ne sais toujours pas quoi penser de ce disque. Je vais quand même faire un petit effort et me creuser la tête un minimum. Alors pourquoi je suis confus ? "Eh bien c'est très simple" comme le dit l'ami Jamy, ce disque sonne comme un disque des Foo Fighters mais, pas tant que ça. C'est très étrange. Rien que par son titre "What Did I Do?/God as My Witness", enregistré à Austin, montre le bazar du disque. Ce titre est d'ailleurs drôlement construit. Pas drôlement construit comme un bon morceau des Mars Volta, drôlement construit comme un morceau mal fait. On commence à se demander pourquoi le groupe est parti enregistrer dans tous les studios célèbres des US. C'était certainement très cool pour eux de le faire mais, ça n'apporte rien à l'album. La production de Butch Vig sonne comme toutes les productions de Butch Vig. Simples, efficaces et rondes. Les guests ne sont pas spécialement mis en avant. Bref, on a du mal à comprendre le principe de l'album.

Des tubes de Foo !

Encore heureux, les Foo sortent de leur mallette des morceaux vraiment cools et instinctifs. "The Feast and The Famine" devrait vous rester quelques jours en tête. C'est ultra-efficace, c'est ce que les Foo Fighters savent faire et c'est ce qu'on leur demande. Même s'il met du temps à démarrer "Something From Nothing" est aussi vraiment très bien. La fin du morceau envoie de sacrées bûches dans les dents ! Le groupe étonne terriblement par sa sensibilité sur "Subterranean". Une belle chanson comme les Foo Fighters savent en faire (c'est pas que du rock bête et méchant). "I Am a River" possède également un potentiel tube planétaire assez énorme. Le truc, c'est que c'est pas très original. Mais bon, il se dégage quand même quelque chose de spécial. 

Même si tout le concept de l'album semble un peu bidon le disque n'est pas si mauvais. Les deux morceaux d'ouverture et de fermeture sont les meilleurs, ce qui laisse un trou béant au milieu de l'album. Sonic Highways n'est clairement pas à la hauteur de Wasting Light, sorti en 2011. Il y a tout de même de bons titres mais, rien de bien Foo Foo. (je tiens à m'excuser auprès des fans des Foo Fighters ainsi qu'auprès des amoureux de la langue française pour ce jeu de mot plus ou moins réussi.)

La Note:

3 

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