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La musique électronique se mélange décidément très bien avec les musées en ce moment. Après Plastikman au Guggenheim de New-York, je vous présente Air au Palais des beaux arts de Lille. En effet, vous pouvez visiter ce fameux musée et admirez les œuvres plastiques qui le composent tout en écoutant du Air. N'est-ce pas fabuleux ? La chronique de ce disque n'est pas si facile car comme vous en doutez, je n'ai pas mis les pieds dans ce musée. Je n'ai donc pas écouté l'album dans les conditions optimales. Pourtant, ça n'a pas gâché mon plaisir d'écoute. 

Images mentales épurées

Ce disque est très ambiant et assez unique dans la discographie du groupe. À l'instar de Wysing Forest de Luke Abbott, l'album s'écoute sous la couette avant de s'endormir. Certains morceaux comme "Land Me" ou "Angel Palace" touchent à une certaine grâce. Music For Museum est très reposant. Le voyage est long (1h10min) mais finalement, on se laisse bercer par les machines du groupe français. 

Expérimentations et expositions

Le duo crée une musique très expérimentale avec le un trop long "Art Tatoo". Ce titre dure quinze minutes et reste tristement plat. Pas de changements de mélodies ou de rythmes. Rien qu'une machine paraissant incontrôlable lancée à vive allure. Des titres comme "Vulcano Kiss" ou "North Cloud" mettent également beaucoup de temps à s'installer. On fini tout de même par se faire happer par cette atmosphère si particulière. 

Music For Museum n'est clairement pas le meilleur disque de Air. Il reste pour autant musicalement très intéressant. Le groupe se frotte à une musique ambiante sobre, éthérée voire froide. Cet album est toujours intéressant à écouter si vous vous intéressez au genre ou si vous êtes fan du groupe

La Note : 

4