Cover

Syndrome Lana Del Rey, c'est encore toi ? Je suis désolé de vous l'apprendre mais, pour la deuxième fois de l'année, je sèche sur l'écoute intégrale d'un album (En gros j'ai pas écouté l'album en entier). Everything Will Be Alright In The End est le dixième album du légendaire groupe américain: Weezer. À part leurs deux premiers albums (Blue Album et Pinkerton), le groupe s'est perdu dans leur punk-mélodique peu crédible et pas très inspiré (désolé les fans de Weezer mais seulement 20% de la discographie du groupe est cool). Pourtant, Weezer n'a jamais changé de style musical, gardant une énergie débordante ainsi qu'une création de mélodies pop savamment orchestrée par Rivers Cuomo. "Beh pourquoi ça marchait y'a vingt ans et pas maintenant ?" Très bonne question cher lecteur, je t'en remercie. Eh bien selon moi, Weezer s'est perdu dans les méandres du rock du fait de la disparition de leur sincérité ainsi que leur non-évolution. Il est vrai que le groupe ne s'est jamais remis en question, malgré sept échecs consécutifs. Everything Will Be Alright In The End est bel est bien un bon gros fuck à tous ceux qui aimeraient entendre quelque chose de frais. Alors pourquoi je ne suis pas allé jusqu'au bout du disque ? Réponse, enquête et prostitution dans la suite de l'article. (ok, pas de prostitution)

Au moins, la pochette est sympa...

Malgré ses quarante-quatre piges, Rivers Cuomo se croit encore dans un campus américain. Pourquoi pas, à la limite c'est plus fun que de bosser à la mine. L'album s'ouvre sur "Ain't Got Nobody". Le titre n'est pas dégueu, malgré qu'on ait l'impression de l'avoir déjà entendu une bonne trentaine de fois dans la discographie du groupe. Arrive le single "Back To The Shack", toujours avec des guitares massives et une production typée punk-rock américain. C'est pas trop mal comme morceau, c'est entraînant et bien foutu. Se dire que le groupe décide de faire la promo de son album avec ce titre fait quand même un petit peu mal au cul, car ça casse pas non plus trois pattes à un canard. C'est à ce moment précis (c'est à dire à la piste numéro 2), qu'on comprend que le groupe n'a pas changé d'un poil et qu'on va s'ennuyer pour les onze prochains morceaux. 

C'est toujours pareil !

Je ne remettrai jamais en doute le talent de Rivers Cuomo pour son songwritting pop très efficace mais, force est de constater que l'album tourne très vite en rond. Tout les morceaux se ressemblent, sans parler des guitares qui bouffent tout l'espace sonore. On en arrive toujours à la même conclusion: guitares massives, choeurs à chaque refrain, rythme de batterie identique et tutti quanti... Du coup, on stop l'écoute au plus vite...

Encore un pet foireux au compteur de Weezer. Ce n'est même plus une suprise avec les déceptions qui s'enchainent. Finalement, Weezer c'était un groupe bien pendant deux ans (1994-1996). 

La Note: 

2