Cover - Enjoy! 

Malgré ses (presque) 70 ans, papy Neil ne chôme pas. Après A Letter Home - sorti en avril dernier et enregistré dans le Voice-o-Graph de Jack White - Young revient sur le devant de la scène avec un album à la production plus complète et travaillée. Non pas que le côté brut de son dernier album me déplaise mais cette fois-ci, le canadien s'offre le luxe de jouer avec un orchestre de 92 musiciens ! Pour les plus curieux, la version deluxe de ce nouveau disque, propose les versions "solo" des morceaux (Chant+guitare/piano). À vous de faire votre petite tambouille. Je vous rassure tout de suite, les deux versions valent tout l'or du monde...

Harvest 2k14

On ne mettra pas longtemps avant de comprendre que ce nouveau disque s'inscrit directement dans la faste légende Neil Young. Sa voix si fragile n'a pas bougée malgré le poids des années. L'émotion est toujours aussi grande et sublimée par la beauté des arrangements symphoniques. Neil Young parle d'amour et d'environnement. Les deux thèmes vont alors se lier avec passion aux travers des morceaux. On retient particulièrement le coté engagé et alarmiste de "Who's Gonna Stand Up ?" (Le prochain hymne Greenpeace ?). "Plastic Flowers" est également un sacré moment de musique. De quoi vous arracher une petite larme. Difficile de ne pas faire la comparaison avec le fameux Harvest, sorti il y a plus de 40 ans ! L'époque n'est pas la même, mais le talent et la sensibilité du bonhomme restent identiques. Je dois avouer qu'il est difficile de trouver les mots exacts pour décrire les émotions ressenties tant cette musique est intime et touchante. Neil Young, aussi grand soit-il de part sa carrière immense, dispose d'une jeunesse et d'une créativité éternelle. Le sagouin se fait même le kiff de se la jouer crooner sur "Say Hello To Chicago". Ce type nous surprendra t-il pour toujours ? 

Storytone: l'album dont tu es le héros !

Comme je l'ai dit dans l'introduction, trop pleine d'émotions et d'excitation pour être compréhensible, Neil Young a enregistré deux versions de Storytone. La première - évoquée plus haut - avec l'aide d'un orchestre symphonique ainsi qu'un groupe live. L'autre en toute intimité, en solo, à la cool. Je peux vous dire que vous avez pas fini de chialer car, les versions solo sont tout aussi touchantes ! "Tumbleweed" est simplement belle. Aussi ricains soit-il (canadien, ok !), le type se permet de sortir un petit ukulele et nous emporte dans nos rêves les plus lointains. Elle est là la force de papy Neil, il nous déracine de notre quotidien malheureusement trop souvent morose. Ses textes sont pourtant emplis de réalités et de vérités mais, que voulez vous, quand on est un poète la vie parait plus douce...

Pas besoin de tergiverser, Storytone compte parmi les disques les plus importants de l'année. Ce trente-cinquième album est tout aussi bon que les premiers. Preuve d'un artiste qui ne vieillit pas, toujours dans le vrai. Neil Young n'est apparemment pas lassé de parler à nos coeurs et nous, ça nous fait du bien.

La Note:

5