sonichighways

Revoilà les Foo Fighters sur le devant de la scène. Mené d'une main de fer par Dave Grohl, le groupe se fait un petit plaisir avec Sonic Highways. Cet album est en effet assez particulier. Chaque titre a été enregistré dans une ville différente des Etats-Unis. Nashvile, Chicago, Los Angeles, Seattle (of course) vont tous y passer. Sonic Highways a donc l'intention de retracer l'histoire de la musique américaine à travers ses huit morceaux. Dave Grohl réalise même une série diffusée sur HBO, sobrement intitulée Sonic Highways, autour de l'enregistrement de l'album. Le tout en rendant hommage aux artistes américains. Fort de son succès avec Sound City (son premier documentaire), Dave Grohl continue de raconter l'histoire de la musique de nos amis ricains avec passion et précision. Tous les morceaux de l'album se voient gratifiés d'un guest de renom. Rick Nielsen, les Bad Brains, Gary Clark Jr... Les noms sont moins impressionnants que ceux présents sur la B.O de Sound City mais, ils ont tout de même une belle notoriété. (surtout aux US)

Un drôle d'album

Après plusieurs écoutes, je ne sais toujours pas quoi penser de ce disque. Je vais quand même faire un petit effort et me creuser la tête un minimum. Alors pourquoi je suis confus ? "Eh bien c'est très simple" comme le dit l'ami Jamy, ce disque sonne comme un disque des Foo Fighters mais, pas tant que ça. C'est très étrange. Rien que par son titre "What Did I Do?/God as My Witness", enregistré à Austin, montre le bazar du disque. Ce titre est d'ailleurs drôlement construit. Pas drôlement construit comme un bon morceau des Mars Volta, drôlement construit comme un morceau mal fait. On commence à se demander pourquoi le groupe est parti enregistrer dans tous les studios célèbres des US. C'était certainement très cool pour eux de le faire mais, ça n'apporte rien à l'album. La production de Butch Vig sonne comme toutes les productions de Butch Vig. Simples, efficaces et rondes. Les guests ne sont pas spécialement mis en avant. Bref, on a du mal à comprendre le principe de l'album.

Des tubes de Foo !

Encore heureux, les Foo sortent de leur mallette des morceaux vraiment cools et instinctifs. "The Feast and The Famine" devrait vous rester quelques jours en tête. C'est ultra-efficace, c'est ce que les Foo Fighters savent faire et c'est ce qu'on leur demande. Même s'il met du temps à démarrer "Something From Nothing" est aussi vraiment très bien. La fin du morceau envoie de sacrées bûches dans les dents ! Le groupe étonne terriblement par sa sensibilité sur "Subterranean". Une belle chanson comme les Foo Fighters savent en faire (c'est pas que du rock bête et méchant). "I Am a River" possède également un potentiel tube planétaire assez énorme. Le truc, c'est que c'est pas très original. Mais bon, il se dégage quand même quelque chose de spécial. 

Même si tout le concept de l'album semble un peu bidon le disque n'est pas si mauvais. Les deux morceaux d'ouverture et de fermeture sont les meilleurs, ce qui laisse un trou béant au milieu de l'album. Sonic Highways n'est clairement pas à la hauteur de Wasting Light, sorti en 2011. Il y a tout de même de bons titres mais, rien de bien Foo Foo. (je tiens à m'excuser auprès des fans des Foo Fighters ainsi qu'auprès des amoureux de la langue française pour ce jeu de mot plus ou moins réussi.)

La Note:

3