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Changement de cap pour les Canadiens d'Arcade Fire. Le groupe revient après trois ans d'abscence avec le surprenant Reflektor. Les Montréalais sont attendus au tournant par les fans ainsi que par les critiques qui ont été unanimes au sujet de leurs précédents albums. Et c'est après des mois de teasing en tout genre (street marketing, vidéo sur le net, concert surprise) que le groupe dévoile son nouveau son. Aidé de James Murphy (LCD Soundssystem), et de leur producteur fétiche Markus Dravs, Arcade Fire se réinvente. 

Première partie de l'album au top

L'album s'ouvre sur le surprenant "Reflektor". Les fans de la première heure vont être déboussolés. Le titre est beaucoup plus électro que ce qu'a pu proposer le groupe précédemment. Surprenant mais de très bonne facture. "Reflektor" propose des sonorités originales, accompagnées d'une structure de morceau travaillée et intéressante. Le morceau fonctionne rapidement. Parfait pour entrer dans ce nouvel album. Mais le groupe ne s'arrête pas là, le titre "Here comes The Night Time" surprend également par ses rythmiques haïtiennes mélangées à des synthés bien grassouillets. Ce morceau monte en puissance et marque les esprits. On peut être d'autant plus élogieux au sujet des morceaux "Joan of Arc" et "Normal Person", qui sont les points forts de ce premier disque. Car oui, l'album se compose de deux disques. Je viens de vous parler du premier qui est très rythmé, accrocheur. Mais qu'en est-il du dernier ?

Deuxième partie mitigée

Le groupe reprend ses bonnes vieilles habitudes sur le deuxième cd qui se rapproche musicalement de leur précédent album "The Suburb". L'ensemble est plus orchestré, plus calme. On retiendra de ce deuxième disque les titres "Supersymmetry" et "Porno", tous deux dans des styles différents mais largement au dessus du reste des morceaux. Le dyptique "Awful Sound (Oh Eurydice)","It's Never Over (Hey Orpheus)", faisant référence à la sculpture d'Auguste Rodin présente sur la pochette, laisse un petit goût d'innachevé (même si ils sont assez intéressants). Il manque peut être ce grain de folie que l'on pouvait retrouver sur le premier disque. 

Reflektor est un album assez difficile à qualifier tant la coupure entre les deux cd est brute. On a l'impression que le groupe n'a pas voulu perdre trop d'admirateur et nourri toutes les bouches. Ils innovent en premier lieu et reprennent leurs bonnes vieilles habitudes sur la seconde partie. On salue tout de même le travail effectué et la qualité des compositions et de la production (surtout sur le premier cd). Si vous ne connaissez pas Arcade Fire, cet album est un parfait point d'entrée dans l'univers du groupe car il propose deux versions bien distinctes de leur musique. 

La Note :

4