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Découvert en 2006 sur le label Hollandais Sending Orbs grâce à son album Will I Dream During The Process, Yagya est un artiste toujours aussi intéressant à suivre. Sleepygirls n'est pas signé sur Sending Orbs mais chez le label Amstellodamois: Delsin. Ce nouvel album est dans la même veine que Rigning, sorti lui en 2009. Bref, je vais arrêter de faire mon prof d'histoire-géo avec toutes mes dates, passons directement à l'album. 

Faire la fête, dormir, se relaxer

Sleepygirls contient douze pistes, toutes nommées "Sleepygirls". Il s'agit en fait d'une longue chanson d'une heure. Décrivons d'abord le style Yagya. Aðalsteinn Guðmundsson, de son vrai nom hollandais, joue une musique ambiante, très ambiante même. Il y ajoute des beats assez club/house pour relever un peu le tout. Comme le dernier Luke Abbott, Sleepygirls s'apprécie en s'écoutant seul. Cette musique est tellement progressive, lente et introspective que tout le monde peut y retrouver un bout de lui même, à condition de porter une écoute attentive au disque. C'est comme une sorte de couteau-suisse faisant remonter tous types d'émotions. Une clef qui déverrouille nombre de sentiments enfouis au fin fond de votre personne.

Le couteau-suisse

La musique de Yagya n'est pas accrocheuse, c'est un fait. Il faut vraiment se plonger corps et âmes dans ce disque pour l'apprécier. On y retrouve de belles voix avec la chanteuse Natsuko et Hatis Noit. Il y a également un petit bout de saxophone grâce à Óskar Guðjónsson. Bref, il y en a pour tous les goûts. 

Je pense avoir tout dit. Sleepygirls est vraiment un must-have de cette année 2014. Si vous n'aimez pas passer du temps sur un seul et même disque, passez votre chemin. Si au contraire, vous aimez le travail sur les ambiances et les textures de son, vous serez servis. 

La Note: 

4